| 1918 |
- Abandon des études secondaires.
- Fréquente assidûment les bouquinistes, les librairies, les bibliothèques, les musées, les théâtres et les salles de cinéma.
- M est très souvent au musée Guimet. Dans sa bibliothèque, il découvre les grands textes de l'Inde (des textes du Mahâbhârata dont la Bhagavad-Gîtâ, le Ramâyâna, des Veda et des Upanishad), du bouddhisme (des textes de la Deuxième Corbeille - des sutras; des textes ch'an, zen ou amidistes) et de la Chine (le Laozi, le Zhuangzi, les Entretiens de Confucius, notamment). Il y lit particulièrement Shankara qui va fortement marquer sa sensibilité rebelle au dualisme occidental. — M pratiquera toute sa vie les grands textes de l'Asie.
 - Dans les années suivantes (et jusqu'à la fin de sa vie), M fréquentera régulièrement les grands passeurs de l'Asie (René Grousset, Marcel Granet, René Guénon, Ananda Coomaraswamy, Jacques Gernet, Jean Varenne, Jean Herbert, T.D. Suzuki, Sylvain Lévy, Alfred Foucher, Jean Filliozat, Louis Renou, Mircea Eliade, …).
- Commence à lire Nietzsche. (Il trouvera plus tard chez Guy de Pourtalès et chez Podach l'anecdote de la traversée du Saint-Gothard.)
- La formation intellectuelle de M a lieu totalement en dehors des écoles et des universités. Sa solidité n'est pas celle du carcan scolaire mais celle, riche et féconde, d'un exceptionnel sens de la synthèse. La culture littéraire, esthétique et philosophique de M est particulièrement réceptive aux modes de pensée de l'Orient (la non-dualité de Shankara ou de la Chine taoïste, par exemple), presque totalement «impensables» en Occident, où prédominent les traditions aristotélicienne et cartésienne.
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