Le hors-série du Nouvel Observateur «La soif de Dieu», qui paraît en janvier 2012, accueille une réflexion passionnante d'Olivier Germain-Thomas.
EN 1974: «PERSONNE N'AVAIT PRÉVU LE BOUDDHISME, PERSONNE N'AVAIT PRÉVU L'ISLAM...»
Fidèle de Malraux, Olivier Germain-Thomas révèle que ce dernier n'a jamais dit la fameuse phrase: «Le XXV siècle sera religieux ou ne sera pas»
Première rencontre en 1966 dans son bureau du ministère de la Culture. Avec lui, pas de prologue: «Pourquoi l'Inde?» Ma réponse sur l'assèchement de la philosophie telle qu'elle est enseignée à la Sorbonne, la stérilité des commentaires de commentaires, la perte du réel... est laborieuse. Il écoute, prêt à bondir. Il bondit. Il convie le Gandhâra, le dialogue de la Grèce avec le bouddhisme, Elephantâ, le monde exprimé par les trois visages d'une même personne, Ellorâ creusé dans la roche, Maduraï entouré de femmes qui s'inclinent avec des tubéreuses; voici les mêmes foules à Vézelay, l'au-delà inscrit dans la pierre, le rythme du tympan de Moissac ... Et l'envoi final: «L'Inde, une danse sur les violons de l'infini.»
Aller au site info-sectes qui diffuse l'article de Germain-Thomas.